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Un bateau français pour Gaza – 2011

La Cimade a participé activement à la campagne « un bateau pour Gaza »  organisée par  le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens qui regroupe plus d’une soixantaine d’organisations françaises (associations, partis, syndicats), et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui regroupe […]

La Cimade a participé activement à la campagne « un bateau pour Gaza »  organisée par  le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens qui regroupe plus d’une soixantaine d’organisations françaises (associations, partis, syndicats), et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui regroupe des organisations de solidarité internationale, des associations de sensibilisation, de développement, de recherche, de défense des droits de l’Homme, des mouvements d’éducation populaire et des collectifs d’associations.

Le bateau français pour Gaza est la contribution des associations françaises à une mobilisation internationale qui regroupe aujourd’hui une vingtaine de pays européens et nord-américains.

Face à l’inertie des États occidentaux qui accordent de fait une impunité totale à Israël, la campagne « un bateau pour Gaza » se donnait pour objectifs de :

•    Dénoncer et briser le siège israélien contre Gaza ;
•    Promouvoir et faire respecter le droit international ;
•    Répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Palestiniens de Gaza.

Le blocus de Gaza fait suite à l’opération « Plomb Durci » menée par l’armée israélienne en décembre 2009 à Gaza. Le tragique bilan humain de cette opération militaire en démontre l’extrême violence : 1.385 palestiniens tués, dont la moitié (762) était étrangers aux combats, plus de 300 mineurs ont trouvés la mort et 5.300 personnes furent blessées. (Chiffres issus du rapport de l’ONG israélienne B’Tselem )

Dans son rapport factuel sur cette opération militaire, la commission d’enquête de L’ONU dirigée par le juge Sud Africain Richard Goldstone accuse l’armée israélienne d’avoir commis des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité. » Le Hamas aurait aussi été jugé responsable de tels crimes.

Le droit international, notamment au travers de l’article 33 de la quatrième convention de Genève de 1949  proscrit toute punition collective. Maintenir un millions et demi de personnes dans la véritable prison à ciel ouvert qu’est devenu Gaza est un acte illégal et inhumain.Encore une fois, la communauté internationale des États est défaillante.

Par son engagement dans la campagne « un bateau pour Gaza », aux côtés de nombreuses autres organisations, la Cimade a montré qu’il existe une communauté internationale des sociétés civiles qui ne saurait rester indifférente face aux agissements illicites et injustes de certains États.

Un des bateaux de la flottille, le Dignité al Karama, parvenu à une soixantaine de kilomètres de Gaza malgré de nombreux obstacles a finalement été arraisonné par l’armée israélienne le mardi 19 juillet.  Les passagers ont maintenu leur position : une démarche non violente, pacifique et citoyenne.

Quelle aide humanitaire de la part d’organisations internationales et de l’État israélien pour les habitants de Gaza  ?

En juin 2010, sous une pression internationale sans précédent, après l’attaque de la première Flottille de la Liberté, le gouvernement israélien a annoncé un « allègement » du blocus. Or, si depuis juin 2010, le nombre de camions entrant dans Gaza a augmenté, il reste très largement insuffisant par rapport aux besoins de la population. Cette population ne peut toujours pas circuler, ni surtout reconstruire les infrastructures et les milliers de logements détruits pendant les opérations militaires en 2008/09 qui auraient, selon les ONG israéliennes, détruit plus de 3.500 habitations et laissé 20.000 personnes sans abri. Israël interdit toujours l’entrée des matériaux de construction nécessaires. Plusieurs dizaines de milliers de personnes vivent dans les ruines de leurs habitations. Sur le terrain, l’OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU) lance une alerte sur la dégradation de la situation alimentaire et sanitaire de la population de Gaza.