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Cinquième jour d’occupation de la cité nationale de l’histoire de l’immigration par les travailleurs sans papiers

12 octobre 2010

Depuis cinq jours, les travailleurs sans papiers occupent la cité nationale de l’histoire de l’immigration. Ils exigent simplement l’application du texte obtenu en juin dernier lors de l’occupation de la Bastille.

Depuis cinq jours, les travailleurs sans papiers occupent ce qui fut le musée des colonies. Sous les quelques banderoles accrochées à la façade Art Déco, des petits groupes de grévistes  discutent sur les marches ou sur la pelouse. À l’intérieur, d’autres se reposent allongés sous les grandes fresques dépeignant l’action civilisatrice de la France auprès de ses colonies. Certains lisent les panneaux pédagogiques retraçant l’histoire de l’immigration en France. C’est dans ce lieu plus que symbolique que les travailleurs sans papiers ont décidé de se remobiliser.

Lundi après midi les syndicats ont été reçus par le ministère. Ils ont demandé pour les 6804 grévistes, la délivrance d’un récépissé dans l’attente de la délivrance d’une carte de séjour. Ils ont exigé aussi des accords écrits et non plus de simples promesses orales.

Une autre réunion est prévue dans la semaine. Pour l’instant, les travailleurs attendent. Après huit mois de grève et de longues semaines passées sur les marches de la Bastille,  ils avaient célébré l’obtention d’un texte précisant des critères de régularisation. Mais durant l’été trop peu de dossiers ont pu être déposés auprès des préfectures. Celles-ci se sont défendues en disant que les dossiers étaient incomplets. Mais  c’est que de nouvelles pièces justificatives sont sans cesse demandées. Surtout, le ministère refuse de considérer les huit mois de grève menée par les travailleurs comme une activité salariée ! Or le texte précise une durée minimale d’activité salariée pour obtenir un titre de séjour, ce qui met en dehors du dispositif de régularisation une bonne partie des grévistes !

C’est donc sans hésitation que les grévistes se sont remobilisés. Mais ils ont besoin de soutien! Depuis jeudi dernier, des militants et citoyens sont passés à la cité pour marquer leur solidarité, en les rencontrant, en partageant un repas ou une nuit blanche.

Les onze organisations qui soutiennent le mouvement, dont La Cimade, invitent tout un chacun à soutenir les grévistes, en se rendant de temps à autre sur les lieux de l’occupation ou tout simplement en relayant leur lutte et leurs revendications.

 

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