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Grève de la faim au centre de rétention de Vincennes

2 juillet 2009

Pendant plusieurs jours les personnes retenues dans ce centre ont fait une grève de la faim qui a été arretée le 8 juillet suite à l’expulsion des deux leaders du mouvement vers l’Algérie.

Le centre de rétention de Vincennes a été entièrement détruit par un incendie le 22 juin 2008 après la mort, la veille, d’une personne retenue. Ce centre de rétention a à nouveau ouvert en décembre dernier.

Il comprend aujourd’hui 60 places. Des intervenants de la Cimade sont présents au quotidien dans ce centre de rétention, ils accompagnent les étrangers retenus et les assistent dans l’exercice de leurs droits.

Ces dernières semaines des tensions importantes sont à nouveau apparues dans le centre de rétention de Vincennes. L’angoisse et le désespoir ont poussé de nombreuses personnes à des tentatives de suicide et à des automutilations.

Le 30 juin, les personnes retenues dans ce centre ont entamé une grève de la faim. Après plusieurs réunions des étrangers retenus, 48 d’entre eux (c’est-à-dire la quasi-totalité des personnes) ont décidé d’engager un mouvement de grève de la faim pour faire valoir leurs revendications.

Nous reproduisons ci-dessous le document qu’ils ont écrit et transmis aux responsables du centre de rétention ainsi qu’à la Préfecture de Police de Paris.

Avis de grève de la faim

Nous, l’ensemble des retenus du centre de rétention de Vincennes, après concertation générale, avons convenu et décidé d’entamer une grève de la faim à partir du 30 juin 2009 jusqu’à satisfaction totale de nos revendications qui sont les suivantes :

1/ Apporter une solution rapide et efficace aux retenus traumatisés par les tentatives de suicide à répétition.

2/ Améliorer les conditions de rétention dans le centre : soit la nourriture, l’hygiène et tous les services internes avec l’administration et la police.

3/ Prendre en considération les retenus souffrant de maladie grave et leur offrir des soins à l’extérieur du centre.

4/ Libérer les retenus ayant une situation familiale et des enfants à charge nés et issus d’un mariage sur le sol français.

5/ Offrir un nombre suffisant d’avocats commis d’office durant les audiences pour les retenus.

6/ Donner le choix aux retenus désirant quitter la France par leurs propres moyens pour préserver leur dignité.

7/ Remédier aux conditions de mouvement et de déplacement des retenus et à la longue attente avant et après les audiences.

8/ Donner plus de temps aux retenus libérés après 32 jours de rétention pour pouvoir remédier à leur situation régulière ou rentrer dans leur pays d’origine (afin qu’ils puissent régulariser leur situation ou rentrer dans leur pays d’origine).

9/ Arrêter les contrôles massifs et abusifs dans les rues qui portent atteinte à la liberté et à la dignité des personnes.

10/ Respecter le règlement intérieur des retenus et les informer de chaque mouvement.

11/ Fermer les centres de rétention et régulariser les sans-papiers.

Ce mouvement a pris fin le 8 juillet suite à l’expulsion vers l’Algérie des deux leaders

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