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Outre-Mer

GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MAYOTTE

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On m’appelle Djams, je suis marié à la rue…

2 juillet 2012

Djams, 17 ans vit seul dans les hauteurs d’un banga à Kaweni, sans eau, ni électricité depuis que sa mère a été expulsée de Mayotte il y a 3 ans après y avoir vécu 10 ans.

Djams, 17 ans vit seul dans les hauteurs d’un banga à Kaweni, sans eau, ni électricité. Sa mère a été expulsée vers Anjouan il y a 3 ans après 10 ans de vie à Mayotte. Par la force des choses, il est devenu le chef d’une bande de jeunes délinquants, anjouanais, désœuvrés. Avant d’être expulsé à 18 ans, comme il le craint, il veut « tout niquer » et surtout la police. Traqué, torturé et battu par la police à tout va, il garde en lui une colère sans fond. « Je veux m’en sortir, mais je ne sais pas comment faire pour arrêter ; j’ai une vie à faire monter sans me faire démonter, et ce sera sur le chemin de l’école. Je ne sais pas pourquoi j’ai cette violence là, avant je faisais rire mes potes, mais depuis qu’on m’a volé ma mère, j’ai envie de me suicider ». Au collège de Kougoun, il a rencontré Marie Ballestero, militante de La Cimade à qui il s’est confié.

« On m’appelle Djams,
je suis marié à la rue,
ce que j’aime,
c’est le shit l’alcool,
petite vie de délinquant ou petit trafiquant.
alors dis leur qu’on s’en bat les couilles,
dis leur qu’on a tous grandi dans la merde,
dis leur qu’on vit à cause de la débrouille,
dis leur que tous les soirs on marche sur la lune,
dis leur qu’on boit, qu’on baise, qu’on fume,
dis leur qu’au fond de nous on a trop de rancunes,
c’est pour mes  frères de la rue,
c’est pour ma délinquance,
nique la France. »

Retrouvez d’autres témoignages dans le cahier spécial de Causes Communes « Mayotte, la déchirure »

Photo : Vali/La Cimade, mai 2012

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