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Avant la rentrée, le gouvernement s’acharne à expulser des enfants

21 août 2014

Après la famille Babayan expulsée le 6 août suite à une interpellation musclée, la famille Topalli expulsée via un vol militaire spécialement affrété pour eux le 14 août, c’est au tour de la famille Manoukian d’être enfermée au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot le 20 août au soir par le préfet de l’Oise.

Après la famille Babayan expulsée le 6 août suite à une interpellation musclée, la famille Topalli expulsée via un vol militaire spécialement affrété pour eux le 14 août, c’est au tour de la famille Manoukian d’être enfermée au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot le 20 août au soir par le préfet de l’Oise.

L’expulsion des enfants et l’enfermement des mineurs ne semblent pas connaître de trêve estivale. Au contraire, le rythme s’accélère.

Demandeurs d’asile déboutés, les deux parents Manoukian sont accompagnés de leurs deux enfants majeurs et scolarisés et d’un nourrisson de trois mois et demi. Leur expulsion à destination de l’Arménie est programmée en deux temps ce vendredi 22 août : la mère et les trois enfants sont censés être embarqués à 6 heures du matin et le père à 13h20.

Une fois encore, il s’agit d’organiser l’expulsion avant tout contrôle de la justice. À notre connaissance, sur les 14 familles enfermées en CRA depuis le début de l’année, celles qui ont été expulsées ne sont pas passées devant un juge. Et à chaque fois que des familles ont pu avoir accès à un tribunal, elles ont été libérées.

La circulaire Valls du 6 juillet 2012 entendait répondre à l’engagement du candidat Hollande : mettre fin à l’enfermement des enfants en centre de rétention. Dans les faits, elle valide de telles pratiques inhumaines. Trois familles enfermées en 15 jours dont deux déjà expulsées !

Il est temps que le gouvernement mette fin à la violence institutionnelle d’une politique qui brise la vie des familles et perturbe durablement celles des enfants. Ceux-ci n’ont pas leur place dans un lieu d’enfermement particulièrement anxiogène et traumatisant.

La Cimade demande la libération immédiate de la famille Manoukian ainsi que l’organisation du retour des familles Babayan et Topalli.

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