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Encore une famille enfermée en centre de rétention

7 février 2013

Mercredi 6 février 2013, suite à l’expulsion de familles de demandeurs d’asile de l’église de Quizac de Brest, une famille tchétchène a été interpellée puis placée au centre de rétention de Rennes.

Mercredi 6 février 2013, suite à l’expulsion de familles de demandeurs d’asile de l’église de Quizac de Brest, une famille tchétchène a été interpellée puis placée au centre de rétention de Rennes.

L’église de Quizac de Brest, où s’étaient réfugiées depuis plusieurs mois des familles de demandeurs d’asile à la rue, a été évacuée par la force publique.

Parmi elles, se trouvait la famille Merzuyev, un couple d’origine tchétchène et leurs deux enfants, Kharim et Réana, âgés de 4 et 6 ans, scolarisés à Brest. Après être passée par la Pologne, la famille a déposé une demande d’asile en France à son arrivée en avril 2012. Cependant, la préfecture a refusé d’examiner leur demande de protection et a décidé de les renvoyer en Pologne, alors même que ce pays respecte particulièrement mal le droit d’asile.

Face à ce refus de protection, et en raison de problèmes de santé de leur fille, la famille a déposé une demande de régularisation. Mais cette demande est restée sans suite car, vivant dans une grande précarité, la famille n’a pas pu s’acquitter de la nouvelle taxe de 110 euros exigée pour tout dépôt de dossier.

À ce jour, Monsieur et Madame Merzuyev se voient donc privés de liberté et risquent d’être expulsés vers un pays dans lequel ils n’ont fait que transiter. Cet enfermement est aussi imposé à leurs deux enfants en dépit de la jurisprudence européenne.

Leur situation illustre la nécessité d’une réforme profonde du droit des étrangers. D’abord pour que cesse définitivement l’enfermement des enfants en rétention. Ensuite pour que les demandeurs d’asile puissent choisir le pays dans lequel ils demandent protection. Enfin pour que les demandes de régularisation des étrangers soient examinées en détail avant toute expulsion, en particulier lorsque la santé des requérants est en jeu. Et que l’examen de ces demandes ne soit pas conditionné au paiement d’une taxe incompatible avec la précarité des demandeurs.

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