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Incendie au centre de rétention de Bordeaux : La Cimade demande des explications et la libération des personnes retenues

22 janvier 2009

Un incendie s’est produit, lundi 19 janvier entre 20h et 20h30, au centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux, situé au sous-sol du commissariat Meriadeck. Au moment des faits, douze personnes en situation irrégulière y étaient retenues.

Un incendie s’est produit, lundi 19 janvier entre 20h et 20h30, au centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux, situé au sous-sol du commissariat Meriadeck. Au moment des faits, douze personnes en situation irrégulière y étaient retenues.

D’après leurs témoignages que la Cimade a recueillis, la fumée a commencé à envahir l’intégralité de la zone de vie. Aucun système d’alarme n’a été déclenché. Quelques personnes retenues ont battu le rappel afin que tous évacuent leur chambre. Elles ont frappé sur les portes pour prévenir les policiers de garde. En vain : les policiers ne seraient intervenus que 20 ou 25 minutes après que l’alerte ait été donnée. À peine vêtues, les personnes retenues se sont alors dirigées vers la cour intérieure du CRA, dont la seule issue est le filet grillagé qui lui sert de toit.

Après avoir patienté plusieurs heures dehors, sous la pluie, et alors qu’ils étaient toujours aussi peu habillés, les étrangers ont été conduits dans le réfectoire, au premier étage du commissariat de police, où ils ont été menottés aux chaises. Trois auraient été brièvement hospitalisées pour avoir inhalé de la fumée. Deux chambres ont entièrement brûlé et le reste du centre a été recouvert de suie.
Dix personnes ont été transférées, sans leurs affaires, au centre de rétention de Toulouse-Cornebarrieu où elles sont arrivées mardi 20 janvier, à 5h du matin.

Deux personnes, soupçonnées par la police d’avoir mis le feu « à des papiers », ont été placées en garde à vue. Quels sont les indices qui ont amené à cette décision alors que les policiers n’étaient, semble-t-il, pas sur place lorsque le feu s’est déclaré ? Mardi, de source policière, on ne savait toujours pas si l’incendie était d’origine accidentelle ou criminelle.

La Cimade, pour des raisons humanitaires, demande la libération de toutes les personnes placées au CRA de Bordeaux au moment des faits et souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’incendie et sur les éventuels manquements aux mesures de sécurité.

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