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Le centre de rétention se vide suite à une grève

27 juin 2013

Le centre de rétention du Mesnil-Amelot a commencé à se vider d’une partie de ses retenus. Les étrangers enfermés par les préfets en vue de leur expulsion sont transférés vers d’autres centres de rétention.

Le centre de rétention du Mesnil-Amelot a commencé à se vider d’une partie de ses retenus. Les étrangers enfermés par les préfets en vue de leur expulsion sont transférés vers d’autres centres de rétention.

À l’origine du phénomène, une grève du personnel chargé du nettoyage et de la restauration qui a débuté lundi 24 juin. Les 24 salarié.es concerné.es venaient d’apprendre abruptement leur licenciement imminent suite à un changement de prestataire pour ce marché public dont les budgets sont revus à la baisse.

En conséquence, le personnel chargé de l’entretien et de la restauration serait considérablement réduit, passant de 24 à 15 salariés pour une charge de travail qui devrait demeurer identique.

Dans l’immédiat, les personnes enfermées paient déjà les conséquences de ce changement de prestataire à la hussarde, sans considérations suffisantes de l’impact sur leurs conditions d’enfermement. Ainsi, plus de soixante-dix personnes sont retenues depuis plusieurs jours dans des conditions d’hygiène et de restauration particulièrement dégradées.

Le transfert d’une partie d’entre elles vers les centres de rétention de Lille ou Rouen les éloignent en outre de leurs proches ou de leurs avocats. Leur possibilité de faire valoir leurs droits s’en trouvent réduites.

À long terme, c’est la politique du gouvernement qui est en question. Après une réduction des budgets du marché public de l’aide à l’exercice des droits dans les centres de rétention, celui de la propreté et de l’alimentation des personnes enfermées semble suivre la même pente descendante.

La Cimade alerte le gouvernement sur cette situation et plus largement sur la nécessité de rompre avec une politique d’enfermement et d’éloignement toujours massif des personnes étrangères, en raison des atteintes aux droits fondamentaux qu’elle génère partout en France.

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