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Le gouvernement français fait pression sur le Mali pour obtenir la signature de l’accord de gestion concertée des flux migratoires

22 novembre 2008

Alors que Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, rencontrera le Président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, à Bamako le 22 novembre, des sources ministérielles françaises concordantes font état de pressions considérables et sans précédent pour que le Mali signe avec M. Hortefeux, ministre français de l’Immigration, l’accord bilatéral de gestion concertée des flux migratoires.

Alors que Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, rencontrera le Président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, à Bamako le 22 novembre, des sources ministérielles françaises concordantes font état de pressions considérables et sans précédent pour que le Mali signe avec M. Hortefeux, ministre français de l’Immigration, l’accord bilatéral de gestion concertée des flux migratoires.

Cette signature interviendrait en marge de la Conférence interministérielle euro-africaine sur « Migration et développement » qui se tiendra à Paris mardi 25 novembre. Elle mettrait fin à près de deux années de résistance du gouvernement malien.

Cet accord a pour vocation d’inciter les autorités du Mali, pays de départ et de transit des migrants, à s’engager à contrôler les flux migratoires en échange de possibilités limitées de migration légale et d’aide au développement. Des promesses similaires ont été faites par le gouvernement espagnol en janvier dernier et alors que les expulsions des Maliens se poursuivent aucun visa de travail n’a été délivré.

Ce texte s’inscrit dans le cadre de la politique d’immigration choisie et de sous-traitance de la gestion des « flux migratoires », menée par la France et l’Union européenne. Il contient des clauses de réadmission qui faciliteront l’expulsion effective des ressortissants maliens en situation irrégulière en France. Il est à craindre que cet accord rende également possible le renvoi au Mali de ressortissants d’États tiers, principalement d’Afrique, ayant transité par ce pays avant d’atteindre l’Europe.

Au moment où la Libye, expulse collectivement 420 maliens, combien le seront de France si l’État malien signe les accords de gestion concertée des flux migratoires ?

L’Association malienne des expulsés et La Cimade dénoncent l’opacité du processus de négociation. Elles espèrent que le gouvernement malien sera en mesure de faire face à ces pressions et qu’il n’aura pas à brader les droits et la dignité des personnes maliennes se trouvant en France ou en Europe contre de vagues promesses d’aides financières.

Elles appellent les sociétés civiles à se mobiliser pour inviter les États à ne pas procéder à un tel marchandage sur le dos des populations.

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