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Outre-Mer

GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MAYOTTE

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Questions depuis Mayotte…

9 mars 2011

Alors que Mayotte s’apprête à devenir le 101ème département français, Sylvie Bryant, bénévole de La Cimade à Mayotte témoigne de la répression et de l’inhumanité de la politique migratoire mise en oeuvre sur cette île lointaine.

Alors que Mayotte, petite île d’environ 350 km2 située dans le canal du Mozambique, s’apprête à devenir le 101ème département français, des bénévoles de La Cimade à Mayotte dénoncent avec force la répression qui s’abat sur les étrangers en situation irrégulière. Au nom de la politique du chiffre, 26000 reconduites en 2010 ( pour quelques 200 000 habitants), les droits des étrangers sont véritablement piétinés, les forces de l’ordre ne respectant même pas les règles élémentaires de respect de la personne qui s’appliquent en métropole.

Lettre ouverte à……

Nous, membres de la Cimade Mayotte habilités à intervenir au Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi souhaitons interpeller à nouveau les représentants de l’état et alerter l’opinion publique sur les graves manquements au respect des droits s’agissant des conditions d’interpellation et de la rétention des « étrangers en situation irrégulière » à Mayotte.

  • Pourquoi les intrusions dans les bangas au petit matin perdurent elles en toute impunité ?
  • Pourquoi les interpellations à la porte des dispensaires et des écoles sont elles toujours fréquentes ?
  • Pourquoi les personnes interpellées ne descendent elles même plus du camion de la gendarmerie pour recevoir leur arrêté de reconduite à la frontière ?
  • Pourquoi les personnes retenues au CRA n’ont-elles pas droit à un interprète assermenté pour comprendre les documents qu’on leur fait signer et faire valoir leurs droits ?
  • Pourquoi les Arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière (APRF) stipulent ils une arrivée illégale sur le territoire de façon systématique alors que certains retenus sont arrivés avec  passeport et visa ?
  • Pourquoi les nourrissons et les mineurs doivent ils subir ces conditions dégradées et dégradantes, la chaleur insupportable, la promiscuité intolérable ?
  • Pourquoi y a-t-il un local de garde à vue dans les locaux du CRA, ce qui implique une promiscuité illégale entre les droits communs et ceux dont le seul crime est une présence illégale sur le territoire ?
  • Pourquoi les personnes retenues doivent elles encore dormir à même le sol alors que des matelas sont supposés être livrés depuis déjà longtemps ?
  • Pourquoi, depuis les récentes évasions, une note de service (79/2010) interdit elle pour des raisons de sécurité tout accès des hommes dans la salle des femmes en dépit du regroupement familial ?
  • Pourquoi les personnes retenues ne peuvent elles jamais rencontrer M le juge des libertés et de la rétention qui se trouve à la Réunion ?
  • Pourquoi ne prend on pas en compte les demandes d’asile et n’y a-t-il pas de représentant de Solidarité Mayotte au CRA ?
  • Pourquoi M. le Procureur ne se déplace-il pas annuellement pour visiter les locaux de garde à vue ?
  • Pourquoi n’avons-nous eu aucune réponse de la préfecture à notre lettre questionnant le traitement expéditif des passagers de kwassas ?
  • Pourquoi notre indignation citoyenne ne récolte-t-elle aucun écho ?

Écoutez le magazine de la rédaction de France Culture du 5 mars sur la départementalisation de Mayotte

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