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Retour sur l’édition 2011 du festival migrant’scène : une aventure collective

9 décembre 2011

Marie Mortier, coordinatrice du festival migrant’scène revient sur deux semaines de rencontres et d’évènements de Besançon à Montauban.

Vous avez assisté à de nombreuses manifestations du festival partout en France. Quelle impression en retirez vous ? 

Ce qui m’a marqué, c’est la grande diversité des évènements organisés et, en même temps, leur « patte commune». A Montpellier, à Paris, à Toulouse, à Pau, j’ai découvert que ce qui fait l’identité du festival, c’est avant tout une « façon de faire » : le croisement des codes, le mélange des approches, la co-construction avec des partenaires issus du monde de la solidarité, de la culture, du milieu artistique, de l’enseignement, etc. On a la sensation que le festival peut avoir lieu n’importe où, dans des écoles, des temples, des salles de spectacle, des centres sociaux… parce que ce qui fait le message et la force du festival c’est l’aventure collective, autour de l’immigration, vécue entre bénévoles, artistes, migrants, chercheurs, associations de cuisiniers, centres de documentation etc., entre différentes générations aussi…

Une rencontre en particulier vous a marqué ? 

J’ai été particulièrement touchée à Lyon par la journée d’ouverture le 12 novembre, notamment parce que le groupe local organisait le festival pour la première fois. Il y avait une tonalité particulière dans l’événement : c’était juste, drôle, convivial, et porteur de beaucoup de questions de fond. Dans le groupe, chacun était à la fois organisateur et créateur…jeunes bénévoles qui venus à La Cimade pour participer au festival et bénévoles plus aguerris qui tiennent des permanences…. Cuisine, atelier sur l’interculturalité, atelier photo, lectures de textes réalisés dans le cadre d’un atelier d’écriture, chacun avait apporté quelque chose. Une des bénévoles m’a d’ailleurs dit : « avec le festival, chacun d’entre nous s’est révélé à lui-même et aux autres, et ça a donné une vrai force dans le cadre du groupe local. On se sent parfois très seul comme bénévole dans les permanences, finalement, ça soude. ».

Et finalement, cette édition 2011 aura permis de combattre quelques préjugés ? 

J’ai été surprise du message qui transparaissait dans les manifestations du festival : il ne s’agissait pas de condamner certains préjugés mais plutôt de réfléchir à ses propres préjugés, à ses représentations. Pour le public, cette façon de transmettre un message « sur le fil » a permis une vraie ouverture. Tous les débats auxquels j’ai pu assister étaient très justes. Et je crois que les rencontres et débats du festival ont permis à chaque participant de se questionner, de s’interroger et de découvrir d’autres manières d’appréhender les discours sur l’immigration…

 Plus d’informations sur le site du festival

 

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