Utilisation des cookiesEn poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.

Languedoc-Roussillon

rassemblement devant sous préfecture

le 07/07/14 00:00:00
sous préfecture Béziers

manifestation de soutien à Amadou Nous exigons des autorités préfectorales l’annulation de la menace d’expulsion au 6 juillet pesant sur, Monsieur Amadou Woury Balde, et exigeons qu’il obtienne un titre de séjour étudiant. ci-dessous le témoignage de Amadou Woury Balde. ______________________________________________________________ « Je suis un professeur contractuel de lettres modernes […]

manifestation de soutien à Amadou

Nous exigons des autorités préfectorales l’annulation de la menace d’expulsion au 6 juillet pesant sur, Monsieur Amadou Woury Balde, et exigeons qu’il obtienne un titre de séjour étudiant.

ci-dessous le témoignage de Amadou Woury Balde.

______________________________________________________________

« Je suis un professeur contractuel de lettres modernes au lycée Henri IV de Béziers depuis le 04 Novembre 2013 et je fais l’objet d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire au plus tard le 06 juillet 2014.

En effet, je suis entré en France en septembre 2010 sous couvert d’un visa de long séjour. Titulaire présentement d’un master de lettres modernes, obtenu en France, et professeur contractuel, j’ai fait une demande de changement de statut (d’étudiant à salarié) auprès de la sous-préfecture de Béziers. Mon titre de séjour était valable jusqu’au 13 décembre 2013 mais le rendez-vous que j’avais pu obtenir sur le site de la sous- préfecture avait lieu 6 jours après l’expiration de ma carte de séjour, c’est-à-dire le 19 décembre 2013. Soucieux du respect des délais de dépôt, je suis passé voir l’agent d’information de la sous-préfecture qui m’a dit que ce léger retard n’était pas grave et qu’on me remettra un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Mais lorsque je me suis présenté à mon rendez-vous, le 19 décembre, l’employé de la préfecture a refusé mon dépôt de dossier alléguant que je ne suis plus en situation régulière. Ensuite j’ai effectué une nouvelle demande qui a été rejetée et une obligation à quitter le territoire m’a été notifiée par un arrêté en date du 13/03/2014. Grâce à la mobilisation des collègues, amis et de mon employeur, Monsieur le sous préfet annule l’OQTF et me donne un droit au séjour jusqu’au 6 juillet. Il s’avère que ce droit au séjour octroyé pour que je puisse terminer mon contrat ne s’accompagne pas d’une autorisation de travail pourtant obligatoire.

Je saisis un avocat pour contester la dernière décision de la sous-préfecture de Béziers et écris un recours. En réponse à ce recours je reçois un courrier me signifiant que si j’effectue une demande de titre de séjour étudiant celle-ci sera étudiée, or les employés de la sous-préfecture ont refusé de prendre mon dossier de demande de titre de séjour étudiant lors de mon rendez-vous du 24 juin. J’ai un nouveau rendez-vous le 07 juillet, c’es-à-dire au lendemain de l’expiration de mon nouveau droit au séjour et nous exigeons, collègues et amis, de la sous-préfecture l’étude de mon dossier en vue de me délivrer un titre de séjour étudiant.

L’expérience que j’ai eue cette année dans l’enseignement a été passionnante et je trouve que c’est une erreur pédagogique de dissocier les études universitaires de l’acquisition d’une expérience pratique. Les deux sont complémentaires et l’engagement dans le domaine professionnel ne doit nullement être interprété comme une fin des études pour lesquelles j’ai reçu le droit de séjour sur le territoire français. Ainsi je ne vois pas l’intérêt de me refuser un prolongement de séjour me permettant de mener à terme ma formation puisque j’ai déjà reçu une lettre de confirmation et une attestation de mon inscription en thèse dès septembre 2014. A la fin de cette thèse, je souhaite retourner dans mon pays d’origine pour contribuer à la formation universitaire. »

BALDE Amadou Woury

Pétition 001.jpg

À découvrir aussi
À partager
Petit guide – Lutter contre les préjugés sur les migrants
Avec cette troisième édition, la collection fête ses 10 ans. Un titre historique et plébiscité par les publics associatifs et scolaires à partager et échanger sans modération.
Acheter militant
Faites passer le message avec ce t-shirt « Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre » !
Retrouvez tous nos produits militants, faites plaisir à vos proches tout en contribuant au financement de nos actions sur le terrain.