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Nos actions

Défense des droits des migrants dans les pays de départ et de transit

Maroc, Algérie, Mauritanie, Turquie, Ukraine… Pays de départ, de transit, pays tampons, pays d’accueil par défaut… De multiples vocables désignent les voisins du Sud et de l’Est de l’Union européenne par lesquels transitent des migrants provenant essentiellement d’Afrique et d’Asie. Cela traduit à la fois la complexité des trajectoires, des […]

Maroc, Algérie, Mauritanie, Turquie, Ukraine… Pays de départ, de transit, pays tampons, pays d’accueil par défaut… De multiples vocables désignent les voisins du Sud et de l’Est de l’Union européenne par lesquels transitent des migrants provenant essentiellement d’Afrique et d’Asie. Cela traduit à la fois la complexité des trajectoires, des logiques migratoires et des politiques qui les sous-tendent.

Refoulement au Maroc en 2005 (D.R.Anne-Sophie Wender, La Cimade).

L’Europe s’érige en forteresse et met en place un dispositif policier et militaire sans précédent à ses frontières, tout en faisant pression sur les pays voisins pour qu’ils contrôlent les flux migratoires en amont. Loin de résoudre les problèmes d’immigration dite « clandestine », cette politique a au contraire pour effet de forcer les migrants à emprunter d’autres routes, souvent plus coûteuses mais surtout plus dangereuses. Tout le monde garde en mémoire les images de ces noyés aux abords des Iles Canaries ou de la Sicile…

Pour la plupart des jeunes Africains, l’accès au territoire européen par une voie régulière, c’est à dire avec un visa, est devenu quasi impossible, sauf à utiliser les voies détournées : piston, corruption ou filière. Ils n’ont souvent d’autres choix que d’emprunter les routes « clandestines ».

La pression de l’Union européenne et de certains de ses États membres pour forcer les pays voisins à contrôler leurs frontières engendre de graves violations des droits humains : des morts par balle près des grillages de Ceuta et Mellila en 2005, des milliers de migrants arrêtés, refoulés et abandonnés dans le désert, maltraités, détenus dans des camps et des prisons dans les pays « tampons », des réfugiés qui ne parviennent plus jusqu’en Europe pour demander l’asile car ils sont refoulés en amont dans des pays qui ne leur offrent souvent aucune garantie de protection juridique, sociale et économique…

Le projet Loujna Tounkaranké

En Algérie, au Mali, au Maroc, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal, et en Tunisie, de plus en plus d’associations se mobilisent. L’une des priorités que s’est fixée la Cimade est de soutenir leur action et de favoriser les actions et les activités communes dans la région. La Cimade a initié en 2009 un projet régional qui réunit aujourd’hui diverses associations de ces 7 pays. La tradition d’aide au développement des sociétés civiles des pays du Sud de la Cimade trouve ici un point d’orgue puisqu’elle y mêle son expertise spécifique sur les migrants et sa responsabilité face aux politiques européennes.

Le projet régional Loujna-Tounkaranké, pour une reconnaissance et une meilleure protection des droits humains des migrants, rassemble 14 associations de défense des droits des migrants.

Découvrir le projet ici.

Les exilés de Libye en Égypte : Saloum, deux ans après

Derrière la Tunisie, l’Égypte est le pays ayant accueilli le plus d’exilés de Libye après  l’insurrection lancée contre le régime du Colonel Kadhafi le 15 février 2011 avec, selon les estimations, entre 300 000 et 1 million de personnes. Les ressortissants de pays bénéficiant de facilités de visas avec l’Égypte ont pu entrer sur le territoire sans difficulté, mais les personnes pour qui un visa d’entrée était exigé se sont retrouvées bloquées au poste frontière de Saloum, sans droit d’entrée sur le territoire égyptien.

Deux ans et demi après, 2000 personnes vivent encore au camp de Saloum, sans accès à la procédure de réinstallation bien que certaines soient reconnues réfugiées par le HCR. Une mission de la Cimade et du Laboratoire Population Environnement et Développement de l’IRD (Institut de recherche pour le développement) s’est rendue en Égypte en Février 2013 et a constaté que sans réponse politique à la situation, l’attente se prolonge de façon invivable pour les exilés de Libye.

Voir la présentation de la mission et télécharger le rapport. 

La Cimade participe aussi à des projets inter associatifs de défense des droits des migrants

La campagne Frontexit : l’Europe est en guerre contre un ennemi qu’elle s’invente.

Frontexit est une campagne inter-associative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l’Union européenne, portée par 21 associations, des chercheurs et des individus issus de la société civile du Nord et du Sud de la Méditerranée.  L’objectif de Frontexit est double : informer un large public sur les dérives auxquelles donnent lieu les opérations de Frontex en termes de droits humains, et dénoncer ces dérives auprès des représentants politiques directement impliqués.

En savoir plus sur le Frontexit

Boats4People, pour la défense des droits des migrants en mer

Boats 4 people – B4P est une coalition d’organisations du Nord et du Sud créée en juillet 2011 suite à l’appel « Pour une intervention solidaire en Méditerranée» dans le but d’agir contre l’hécatombe en Méditerranée et de défendre les droits des migrants en mer. B4P milite pour l’obligation inconditionnelle de secours en mer, et pour que les États rendent des comptes lors des opérations de contrôle maritime des migrations.

En savoir plus sur Boats4People