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Idriss a peur pour sa vie : le préfet du Calvados se prépare à l’expulser vers le Soudan

Idriss a peur pour sa vie : le préfet du Calvados se prépare à l’expulser vers le Soudan

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Idriss* est un jeune majeur Soudanais ; il a quitté son pays pour fuir des persécutions. Comme plusieurs centaines de jeunes Soudanais avant lui, il tentait de rejoindre le Royaume-Uni depuis le port de Ouistreham (Calvados) depuis près d’un an. Dimanche matin, les policiers du centre de rétention de Rouen-Oissel, où il est enfermé depuis 40 jours, lui ont signifié qu’un vol était programmé pour qu’il soit expulsé vers le Soudan où il risque sa vie.

Les soutiens d’Idriss demandent au préfet du Calvados, d’annuler son expulsion et de le libérer immédiatement du centre de rétention pour que sa demande d’asile puisse être examinée par la Cour nationale du droit d’asile.

Idriss est originaire du Darfour. Il a quitté Nyala, sa ville natale en 2014 pour fuir les combats. Après avoir traversé le Tchad et la Lybie où il a été emprisonné et torturé, il est arrivé sur l’île de Malte avant de rejoindre l’Italie puis la France d’où il tente depuis un an de gagner le Royaume-Uni pour y trouver refuge.

Alors que les candidats au passage en Angleterre sont contraints de prendre de plus en plus de risques pour traverser la Manche à mesure que la France et le Royaume-Uni renforcent la militarisation des ports de ferries sans ouvrir de voix de passages légales, Idriss a défrayé la chronique suite à une altercation avec le chauffeur routier du camion dans lequel il tentait de se cacher pour embarquer sur le ferry. Si le juge ne l’a pas enfermé en prison, le préfet, lui, l’a envoyé en rétention en vue de son expulsion.

 

Au centre de rétention, Idriss a déposé une demande d’asile qui a été refusée en seulement quelques jours par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Il a déposé un recours pour que sa demande soit examinée par la Cour nationale du droit d’asile. Au mépris de sa demande de protection et en toute illégalité, le préfet du Calvados a transmis sa décision d’expulsion aux autorités soudanaises.

Ce n’est pas la première fois que le préfet du Calvados tente d’expulser un ressortissant soudanais. En 2017 et en 2019 déjà, La Cimade avait alerté sur l’aveuglement des autorités françaises à l’encontre de ces personnes bloquées à la frontière franco-britannique en quête d’une protection internationale.

Idriss est très fragilisé psychologiquement par l’acharnement du préfet du Calvados à son encontre. Début juillet, il a reçu des nouvelles du Soudan : plusieurs membres de famille ont disparu, morts ou en fuite. Il n’a plus aucune nouvelle d’eux depuis 3 semaines, ni de son frère qui serait actuellement en Lybie. Le renvoyer au Soudan serait signer son arrêt de mort.

Alors qu’en 2018 et 2019, les Soudanais étaient la première nationalité à obtenir le statut de réfugié devant l’OFPRA, en 2020, La France a expulsé 4 personnes soudanaises. Mobilisons-nous pour qu’Idriss ne soit pas la première personne expulsée vers le Soudan en 2021 !

En signant la pétition, vous écrivez automatiquement au préfet du Calvados pour l’alerter sur la situation et lui demander d’annuler l’expulsion d’Idriss jusqu’à l’examen de sa demande d’asile par la Cour nationale du droit d’asile.

*Prénom d'emprunt

 

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Alertez le préfet du Calvados pour empêcher l’expulsion d'Idriss et sauver sa vie

Monsieur le préfet,

Monsieur le préfet,

Je vous écris pour vous demander d’interrompre une procédure d’éloignement vers le Soudan d’une personne actuellement enfermée au centre de rétention de Rouen-Oissel, Idriss (il s'agit d'un nom d'emprunt pour protéger son identité et assurer sa sécurité).

Son renvoi lui a été signifié dimanche 25 juillet par les policiers de la PAF qui lui ont demandé de réaliser un test PCR en vue de son éloignement.

Vous vous apprêtez à renvoyer Idriss vers le Soudan, où sa vie est en danger.

En vertu du principe de non-refoulement, garanti par l’article 33 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, par l’article 3 de la Convention contre la torture et par l’article 19.2 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la France ne peut procéder au renvoi d’une personne vers un pays où sa vie sera en danger.

Compte tenu des risques importants qui pèsent sur sa vie, je vous demande donc d’annuler l’ordre de quitter le territoire français concernant Idriss et de le libérer.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

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