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La Cimade mobilisée en Normandie pour les Sans-Papiers

21 décembre 2020

Journée internationale des migrants, acte 4 des Sans-Papiers, les bénévoles de La Cimade en Normandie se sont mobilisés les 18 et 19 décembre 2020 pour demander la régularisation de tou-tes les sans papiers, un logement pour tout-es et la fermeture des Centres de rétention administrative (CRA).  

 

A Rouen, à l’appel de l’assemblée locale des Etats Généraux des Migrations, plusieurs centaines de personnes ont défilées samedi 19 décembre dans les rues du centre-ville en présence notamment du groupe « Espoirs de femmes » de l’ASTI Petit-Quevilly, du réseau de visiteurs et de l’observatoire citoyen du Centre de rétention administrative de Rouen-Oissel et de jeunes étrangers isolés dénonçant les dysfonctionnements des services de l’Aide Sociale à l’Enfance dans le département de Seine-Maritime.

Pour l’occasion, Stéphane, membre de La Cimade à Rouen a été interviewé sur le plateau de France 3 Normandie. Il s’est fait le porte-parole du collectif rouennais, rassemblant associations, avocats, syndicats et travailleurs sociaux, qui se mobilise depuis le début de l’année 2020 pour dénoncer la maltraitance institutionnelle de la préfecture de Seine-Maritime à l’égard des personnes étrangères.

 

©L.Sedillot

 

Pour les personnes étrangères sans-papier résidant en Seine-Maritime, l’accès à un titre de séjour est quasiment impossible bien qu’elles travaillent et/ou qu’elles aient l’essentiel de leurs attaches privées et familiales en France, comme le prévoit la circulaire « Valls » du 28 novembre 2012 ayant pour objet de préciser les critères permettant d’apprécier une demande d’admission au séjour des ressortissants étrangers en situation irrégulière en vue de leur délivrer un titre de séjour.

Deux femmes, accompagnées dans leurs démarches administratives par des membres du collectif, ont accepté de témoigner devant les caméras de leurs difficultés à faire valoir leur droit au séjour sur le territoire malgré des parcours d’intégration exemplaires. La situation de ces deux femmes est « symptomatique de la maltraitance institutionnelle dont sont victimes les personnes étrangères dans notre département à la fois lorsqu’elles demandent un premier titre de séjour mais aussi à l’occasion d’un renouvellement » a expliqué Stéphane.

 

©France3Normandie

 

A Ouistreham, les bénévoles de La Cimade ont défilé à l’appel du Collectif Citoyen.nes en lutte Ouistreham, rattaché à Utopia 56. Une petite centaine de personnes se sont rassemblées en soutien aux personnes exilées qui vivent, depuis 2018, dans des conditions indignes sur la commune dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre. A la tombée de la nuit, vendredi 18 décembre, les militants se sont retrouvés au pont de Bénouville, « Pegasus Bridge » et ont rejoint le port de pêche de Ouistreham par le chemin de halage. Sur la fin du parcours, les militant.es ont salué les personnes exilées abritées dans le campement qu’elles ont aménagé dans les fourrés le long du canal de Caen à la mer.

 

©collectif3èmeOeil

 

Comme en témoigne Françoise, membre du Collectif Citoyen.nes en lutte Ouistreham : « Ils ont quitté le Darfour, le Tchad, la Guinée pour arriver en Europe. Leurs buts : obtenir des papiers, vivre dignement, circuler librement, aller à l’école, jouer au foot, faire venir leur famille, s’installer au Royaume-Uni. »

Le 2 juin dernier, à la fermeture du centre d’hébergement mis en place temporairement par les pouvoirs publics dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, lorsqu’ils sont revenus à Ouistreham, les exilés ont constaté que le rond-point autour duquel ils avaient installés leur lieu de vie avait fait l’objet d’un aménagement paysager par la commune empêchant leur réinstallation. A l’abri des regards, un nouveau campement s’est organisé dans un petit bois le long du canal de Caen à la mer. « Ils sont entre 60 et 100 exilés à vivre ici dans des conditions inhumaines, sans eau, sans droit, victimes de violence policières, arrestations, garde à vue, rétention administrative, confiscation et destruction de biens personnels, tirs de LBD, gazages, intimidations, harcèlements sont leur lot quotidien« , dénonce Françoise.

 

©B.Vacquerel

 

#LibertéÉgalitéRégularisez !

 

Auteur: Région Normandie

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