« La Cimade se mobilise pour lutter contre l’extrême-droitisation de la société
La Cimade se mobilise pour lutter contre l'extrême-droitisation de la société, avec plusieurs ...
Ils sont une dizaine à se retrouver dans la cafétéria du centre international de Massy, quelques quarante années après s’y être rencontrés. Venus des États-Unis, de Pologne, d’Algérie ou de la province française, ils ont vécu quelques années dans ce centre, qui était alors autant un foyer d’étudiants qu’un lieu d’accueil de réfugiés. Sur les tables, on étale les photos de l’époque en noir et blanc ou aux couleurs passées.
Ils sont une dizaine à se retrouver dans la cafétéria du centre international de Massy, quelques quarante années après s’y être rencontrés. Venus des États-Unis, de Pologne, d’Algérie ou de la province française, ils ont vécu quelques années dans ce centre, qui était alors autant un foyer d’étudiants qu’un lieu d’accueil de réfugiés. Sur les tables, on étale les photos de l’époque en noir et blanc ou aux couleurs passées.
Et puis lorsque le repas commence chacun raconte. Son arrivée dans ce lieu insolite, et sa vie d’après, marquée par ces amitiés et ses rencontres. Les mêmes mots se répètent, « en arrivant à La Cimade, j’ai découvert le monde », « c’était un havre, un monde à part ». Entre 1965 et 1970, le centre accueillait 90 personnes de 43 nationalités différentes. « Ca bouillonnait » répètent-ils. Certains se rappellent encore de la violence des discussions autour de la colonisation par la France de l’Algérie, ou du silence gêné des Hongrois et des Polonais face aux ultra-marxistes venus d’Amérique du Sud. Pour les étudiants français, c’était une ouverture inespérée, ce « nid de gauchistes ». Surtout pour ceux arrivés avant 1968 et qui ont vécu le mois de mai depuis Massy. « C’est sûr que c’était notre révolution, les réfugiés, ça ne les concernaient pas trop » expliquent ceux qui y ont participé. Ils se rappellent les kilomètres à pied entre Paris et Massy, les débats sans fin. Pour tous, même pour ceux arrivés après, le passage par La Cimade les a marqués durablement. «On a fait des choix de vie qui sont venus de ce qu’on a vécu à La Cimade », lance l’un d’entre eux après que tous aient raconté leurs parcours, bien souvent marqués par des engagements dans d’autres pays. Mais ces anciens étudiants se rappellent aussi de ce que sont devenus les réfugiés qu’ils ont côtoyé. Nombre d’entre eux sont rentrés dans leurs pays poursuivre la lutte politique qui les avait contraints à demander la protection de la France et certains sont devenus des acteurs politiques importants dans leurs pays respectifs.
Aujourd’hui le centre de Massy n’accueille plus d’étudiants mais des réfugiés. Dans ce lieu, ils sont logés et surtout accompagnés dans leurs démarches pour construire une vie en France. Les débats entre maoïstes et trotskistes se sont tus mais les rencontres continuent.
Auteur: Service communication
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