PUBLICATION DU VADE-MECUM “ACCUEIL DES PERSONNES SANS-PAPIERS ET INTERVENTIONS POLICIÈRES”
La Cimade, le Secours Catholique et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) publient ...
Alors que les mobilisations sociales expriment des revendications légitimes et que les réponses politiques s’enlisent dans une surenchère répressive, La Cimade alerte sur les atteintes aux libertés fondamentales et les menaces qui pèsent sur l’État de droit. Face à l’instrumentalisation des migrations, aux discours de haine et aux tentations autoritaires, […]
Alors que les mobilisations sociales expriment des revendications légitimes et que les réponses politiques s’enlisent dans une surenchère répressive, La Cimade alerte sur les atteintes aux libertés fondamentales et les menaces qui pèsent sur l’État de droit. Face à l’instrumentalisation des migrations, aux discours de haine et aux tentations autoritaires, elle appelle à défendre sans concession les libertés publiques, la justice sociale et l’égalité des droits.
Garder l’esprit clair, quand tout vacille, se mobiliser pour les justes combats
L’actualité semble une nouvelle fois nous avoir fait plonger dans un cauchemar. Alors qu’un mouvement social grandissant exprime depuis plusieurs semaines de justes et légitimes revendications, le gouvernement et le président de la République, sans y apporter aucune réponse, ont franchi de graves lignes rouges en matière de respect des libertés publiques. Si les violences et destructions du 17 octobre sont dramatiques et inacceptables, rien ne peut justifier une telle atteinte portée aujourd’hui aux principes fondamentaux de la liberté de manifester, du respect de la séparation des pouvoirs et de la Constitution. Loin d’être une fatalité, la surenchère répressive et liberticide qui s’impose dans le débat politique et médiatique appelle une réponse ferme : celle de la défense des libertés fondamentales, de l’État de droit et d’une justice respectueuse des droits de toutes et tous.
Ce que La Cimade dénonce de manière continue, l’instrumentalisation des personnes étrangères et des migrations pour attiser les peurs et restreindre ensuite les libertés, a connu la plus emblématique des illustrations, quand le président de Etats-Unis a imputé, de manière totalement délirante, la responsabilité des violences du 17 octobre, à une soi-disant « permissivité » européenne face aux migrations.
Rien ne semble arrêter cette logorrhée de discours et de propositions violentes, insensées, et surtout dangereuses pour notre cohésion, notre démocratie et notre avenir collectif. L’extrême-droite ne pourrait rêver meilleur contexte pour continuer à dérouler ses propositions racistes, discriminatoires et anti-démocratiques.
De surenchère en surenchère, la haine appelle la haine. S’il est confirmé, selon les termes sur lesquels le Parquet investigue, que les motivations du tueur de Trappes étaient racistes et xénophobes, le cauchemar s’intensifierait encore.
Combien de drames, combien d’horreurs faudra-t-il encore pour un sursaut de discernement, de décence, pour que responsables politiques et médiatiques cessent d’alimenter les spirales de haine et de violence ?
Face à cela, La Cimade, association dont les actions et l’engagement dans le débat public contribuent, comme pour toute la société civile à faire vivre notre démocratie, rappelle :
Céder à la peur, au reniement de ses principes, n’est pas une fatalité. Il existe une autre voix pour l’apaisement, l’égalité et la justice. Contre vents et marées, La Cimade entend continuer à montrer ce chemin.
Auteur: Service communication
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