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Sud-Ouest

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Les préfectures du Tarn et de l’Ariège continuent d’enfermer des familles en rétention : Deux femmes seules avec leur fils mineur au CRA de Cornebarrieu.

27 octobre 2016

Deux femmes seules sont enfermées avec leur fils de 11 et 14 ans au CRA de Cornebarrieu.

Arrivés en France il y a 2 semaines, une femme et son fils de 11 ans, de nationalité albanaise, se rendent à la préfecture de l’Ariège pour faire une demande d’asile. Plutôt que de lui donner un dossier de demande d’asile, la préfecture préfère les placer au centre de rétention de Toulouse.

Traumatisés par l’accueil que leur a réservé la France, ils souhaitent maintenant rentrer au plus vite en Albanie.

Le préfet du Tarn a quant lui placé une mère tchétchène, elle aussi seule en rétention avec son fils, suite à une interpellation en préfecture. Madame bien qu’étant passée par la Pologne, souhaite déposer une demande d’asile en France où vit également sa fille majeure qui a le statut de réfugié.

Cette dame et son fils ont refusé de monter dans l’avion le 26 octobre. Pour cette raison, le fils a été séparé de sa mère et le procureur a décidé de poursuivre Madame. Elle doit être présentée en comparution immédiate demain et risque une condamnation pénale.

En dépit de la condamnation de la France à 5 reprises en juillet dernier pour l’enfermement de familles avec enfants mineurs, ces deux préfectures continuent de placer des familles en rétention. Bien qu’ayant la possibilité d’accepter l’étude de leur demande d’asile en France, l’administration privilégie l’enfermement de ces deux mères avec leur fils pour les expulser.

La Cimade dénonce l’acharnement de ces pratiques menées à l’encontre de jeunes enfants, dont la place n’est ni derrière les barreaux, ni séparés de leur mère. La Cimade rappelle que l’intérêt supérieur de l’enfant ne peut pas être sacrifié au profit d’une logique administrative aveugle.  

 

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