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Deux mères et leurs enfants risquent d’être renvoyés vers le pays qu’ils ont fui

30 avril 2009

La Cimade demande la libération et l’admission au séjour exceptionnelle au titre de l’asile de deux mères de famille et leurs enfants placés en rétention à Rennes.

La Cimade demande la libération et l’admission au séjour exceptionnelle au titre de l’asile de deux mères de famille et leurs enfants placés en rétention à Rennes

Madame A. et sa fille âgée de 7 ans, et Madame E. et ses jumeaux âgés de 14 ans, sont arrivés en France au mois de janvier 2009. Russes du Daghestan, ces deux familles ont fuit leur pays en raison de persécutions dont elles étaient victimes. Elles sont arrivées en Pologne en 2008 où elles ont demandé l’asile. Placées dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Madame A. et Madame E. ont été victimes de menaces de la part d’autres résidents du centre. Se sentant à nouveau en danger, elles ont quitté la Pologne et sont arrivées en France au mois de janvier 2009.

La France ayant refusé leur admission au séjour au titre de l’asile, elles ont été placées en rétention depuis le 21 avril et sont aujourd’hui menacées d’être renvoyées en Pologne. En vertu du règlement Dublin II , le premier pays par lequel les demandeurs d’asile ont pénétré dans l’UE est responsable de l’examen de leur demande. Ils peuvent donc y être renvoyés.

Ce dispositif ignore d’inacceptables différences dans l’examen des demandes d’asile. Le renvoi de ces familles en Pologne leur fait en effet courir des risques sérieux de détention, de refus d’admission sur le territoire polonais et de refus de leur accorder l’asile, conduisant à un renvoi vers la Russie qu’elles ont fui .

Ces menaces de renvoi par la Pologne ont aggravé l’état psychologique de ces mères de familles isolées et de leurs enfants, ce qui a conduit le médecin du centre a constater l’incompatibilité de leur état de santé (crise de tétanie, panique) avec une mesure de renvoi immédiat.

La Cimade dénonce une fois de plus cette illustration de la politique du chiffre qui ne tient aucun compte des situations individuelles et demande aux autorités françaises :

  • de libérer immédiatement ces deux mères isolées et leurs enfants ;
  • de renoncer au renvoi de ces familles en Pologne ;
  • d’examiner leur demande d’asile comme leur permet l’article 3 du Règlement Dublin II

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