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A Mayotte, la machine à expulser ne s’arrête plus

23 juin 2021

La machine à expulser ne s’arrête plus à Mayotte et continue de briser des vies au mépris de toute forme de respect du droit. Nous avons décider d’agir en dénonçant publiquement les abus dont les autorités françaises se sont rendues coupables.

A Mayotte, des violations de droits quotidiennes

L’histoire arrivée en avril dernier à un jeune homme de nationalité française illustre ces violations quotidiennes que La Cimade et le Défenseur des droits n’ont de cesse de dénoncer.

Ce mineur de 16 ans a été expulsé illégalement vers l’archipel des Comores après que les autorités aient falsifié son état-civil.

Interpellé alors qu’il cherchait un stage dans le cadre de ses études, l’adolescent indique pourtant à maintes reprises sa qualité de français et de mineur. N’ayant pas accès aux associations intervenant au Centre de rétention administrative, ce mineur est expulsé le lendemain de son interpellation vers un pays dont il ne connait rien et où il n’est jamais allé.

La nationalité française du jeune garçon et la médiatisation de l’affaire ont peut-être poussé la préfecture à organiser le retour mais un mois après son expulsion et non sans difficulté. Le jeune est aujourd’hui épuisé et est encore choqué de cette mésaventure qui aurait pu très mal se finir.

Un mois plus tard, le 17 mai, l’administration française récidive en expulsant les enfants d’un couple de demandeurs d’asile.  Agés de 18 mois et de 2 ans.

Interpellés avec leur nourrice pendant que les parents sont convoqués à un entretien auprès de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), ils sont tous les 3 placés au Centre de rétention administrative de Pamandzi. Malgré leur protestation, les deux enfants et la nourrice sont expulsés vers l’Union des Comores sans avoir pu exercer leurs droits. Saisie en urgence, l’OFPRA contacte alors la préfecture. Quelques jours plus tard, le couple reçoit un appel de la préfecture lui indiquant qu’un des parents peut prendre un bateau pour aller chercher les enfants aux Comores. La famille est encore sous le choc et n’a pas les mots pour décrire cette situation dramatique.  

Ces pratiques scandaleuses et inadmissibles doivent cesser !

Parce que les violations du droit d’asile et des droits de l’enfant doivent cesser dans le 101ème département français, nous devons agir.

✊ Pour dénoncer ces abus quotidiens et demander au préfet de Mayotte d’enfin respecter la loi, unissons nos voix. Comment ? En partageant les visuels ci-dessous autour de vous, sur vos réseaux sociaux accompagnés des hashtags #StopViolationsdesDroits #Mayotte

Allez plus loin

👉 Consultez notre communiqué de presse : https://www.lacimade.org/presse/la-cimade-denonce-lexpulsion-a-mayotte-dun-mineur-francais-et-les-enfants-dun-couple-en-demande-dasile/

Auteur: Service communication

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