fbpx
Ile-de-France

» retour

Alain

29 novembre 2021

Dans le cadre de l’exposition « A l’intérieur, c’est l’enfer », des personnes retenues au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) s’emparent de leurs propres récits pour rendre visible et dénoncer la réalité opaque de l’enfermement dans ces zones de non-droit. Alain a passé 90 jours en rétention, voici son témoignage.

L’exposition « A l’intérieur, c’est l’enfer » est une invitation à regarder et écouter celles et ceux qui ont subi l’enfermement en rétention administrative. Ce projet a été co-construit entre les intervenant·e·s de La Cimade au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77), les bénévoles de La Cimade et les personnes concernées, complété par la vision du photographe Alessandro Camillo.

 

 

 

 

 

 

Ecoutez le témoignage d’Alain :

Version courte

Version intégrale

Ils m’ont donné une OQTF et ils ne m’ont pas auditionné sur ma situation familiale, plutôt sur ma situation administrative. Après le juge, euh le préfet, ils sont revenus avec des papiers et ils m’ont donné une OQTF. Et l’OQTF déjà moi… l’OQTF ils m’ont dit j’ai l’obligation de quitter le territoire et, il n’était même pas lisible déjà l’OQTF. Donc je ne savais même pas que je pouvais contester et tout. C’est après que j’ai su qu’il fallait-que j’avais 48 h.

Moi je lis mais je n’ai pas pu lire la partie où on me dit que j’ai 48 h, c’est ça, pour contester. J’ai pas lu et après, 90 jours, ils m’ont mis au CRA.

Je suis arrivé au CRA le 24 juin à 10h, je venais de l’extérieur parce que j’étais assigné à résidence au bout de 90 jours, au 90ème jour ils m’ont ramené au CRA le matin à 10h.

Moi je savais pas déjà c’est quoi le CRA, j’entendais « CRA CRA ». Je suis arrivé au CRA, je suis arrivé le matin signer [au commissariat] comme d’habitude parce que je signais chaque jeudi. La police m’attendait et ils m’ont dit : « Monsieur vous allez être mis au centre de rétention à la demande du préfet ».

J’ai demandé : « comment ça au centre de rétention ? ». Déjà je savais pas c’est quoi le centre de rétention. Donc ils m’ont expliqué parce que j’avais une mesure d’éloignement. Après, le préfet a décidé qu’on me mettait. Après j’ai dit : « y’a pas de souci ».

Ils m’ont mis des menottes et ils m’ont escorté au CRA.

Je suis arrivé, on m’a enregistré, on m’a donné une carte avec mon identité. J’entendais CRA CRA, c’est là que j’ai su que j’étais au CRA. Au départ quand ils m’ont parlé de rétention moi je croyais que c’était détention moi je n’entendais pas « rétention »… C’est après qu’ils m’ont dit non ici vous êtes en rétention, c’est le CRA, vous êtes retenu en attendant votre départ, votre expulsion et tout. J’ai dit : « ok ».

On m’a donné mon numéro de chambre, ils m’ont dit pour faire votre dossier… le greffe ils m’ont dit j’ai 24 heures pour passer au tribunal, ils m’ont dit que je pourrais voir la Cimade. Déjà moi je connaissais pas la Cimade moi je peux voilà je sais pas qui va m’aider pour les démarches, mes dossiers et tout.

Je suis arrivé on m’a donné, on m’a montré, on m’a envoyé dans ma salle tout seul, avec on m’a donné une couverture et un drap et un matelas, je suis allé.

Les co-retenus m’ont montré une chambre et c’était parti pour 28 jours parce qu’après j’ai fait 24h, je suis passé au tribunal où on m’a prolongé de 28 jours, et les 28 jours je les ai passés. Je suis encore reparti après les 28 jours et ils m’ont re-prolongé un mois, 30 jours, et ainsi de suite, encore 15 jours plus 15 jours donc…

Au total, j’ai fait en rétention au CRA 90 jours au CRA, et c’était pas facile, c’était… Parce que je vis avec ma compagne, nous sommes pacsés et avec 3 enfants.

Donc je me suis éloigné d’eux parce que c’est moi – non seulement c’est moi qui déposais mon dernier fils, le plus petit, quand je suis entré au CRA, il avait 17 mois donc c’est moi qui le déposais à la crèche. Du coup ma famille me manquait, c’était pas… c’était pas facile.

Tous les jours n’étaient pas faciles parce que non seulement au CRA j’avais le stress, j’avais peur que à tout moment ils puissent peut-être me prendre de force, je sais pas, et je suis arrivé, on m’a proposé des tests que j’ai refusé de faire, des tests PCR, parce que je voulais pas les laissés [sa famille].

C’était très difficile. Déjà au moins pour arriver ici en France, j’ai pris beaucoup de risques. 

Même les bruits d’avion, tu peux pas dormir. Ouais avec les avions…

Les avions passent je peux dire… chaque 1 ou 2 minutes. Parce que nous sommes à côté de la piste d’atterrissage et décollage donc à tout moment les avions et avec la peur de crash et tout ça.

Et le sommeil, tu peux pas dormir, y’ a le bruit à tout moment donc l’ambiance là-bas c’était, bon…

J’ai essayé de me détendre pour oublier en faisant un peu de sport, en jouant un peu de tennis de table, un peu de foot pour essayer d’oublier et j’avais aussi ma famille qui me soutenait.

 

——

 

Et aussi, pour question de manger, le petit déjeuner, à 7h00. Déjà on a réclamé ça…  Donc que ça soit en hiver, que ça soit en été, quelqu’un ne va pas se réveiller à 7h00, peut-être il fait froid… Ou pour manger 7h00-7h30, une demi-heure, une demi-heure pour tout le CRA pour prendre le petit déj. Et pourtant nous on a réclamé qu’ils essayent un peu de mettre ça jusqu’à 9h00, parce que la majorité…

Même des policiers prennent le petit déj à 9h00, 8h00, mais nous ils nous font de 7h00 à 7h30. Quand tu viens à 7h00 et 5 minutes, ils disent : « non c’est bon c’est fermé ».

Tu dois manger à 18h00, le dernier repas, le dîner, et tu dois pas emporter avec toi.

Déjà l’émeute qui a eu lieu c’est parti un peu de là aussi. Parce que les garde, ce jour ils ont dit : « les barquettes ne sortent pas », et les gars ont réclamé « mais chef si vous vous dites les barquettes ne sortent pas, vous allez m’enfermer de quelle heure, peut-être vous allez m’enfermer à 22h00 et on mange le dernier repas à 18h30. Après si j’ai faim à 22h00 ou à 21h00, qu’est ce que je vais manger ? Qu’est-ce que je vais manger ? Donc si je prends cette barquette avec moi c’est pour garder, parce que je vais avoir faim après, je vais manger ».

Donc les gars se sont révoltés là, il y a eu masse.

——

 

Fin juillet il y a eu des gars qui étaient déjà presque à 6 mois de CRA, qui n’en pouvaient plus et ils se sont décidés de créer des émeutes pour pouvoir essayer de sortir de là. 

Parce qu’ils ont fait 90 jours et après on les a prolongés 90 jours donc 60 jours et ils ne comprenaient plus. Ils ont décidé de faire des émeutes, ils sont montés sur le toit, ils ont dit non seulement qu’ils voulaient qu’on change le manger, ils voulaient qu’on change… qu’on nous remette nos téléphones.

Oui parce qu’ils disaient non nous ne sommes pas en prison, si vous dites nous ne sommes pas en prison on a droit à internet on a droit à s’informer, appeler nos familles avec WhatsApp et tout, mais on n’a pas de téléphone, nous sommes là, on n’a pas parlé avec nos familles. Même ceux qui n’ont pas de téléphone qui n’ont même pas de moyens ils disent s’il y avait WhatsApp ils peuvent parler avec leur famille avec le téléphone de l’écrou mais là, soit on nous remet nos téléphones et tout.

Tellement c’est parti en… c’était chaud, ils étaient montés sur les toitures de tout le CRA 3, ils étaient montés sur les toitures et après le directeur il est venu, ils ont dit ils descendent pas. Après ils ont appelé les CRS, parce que c’était dans la nuit. C’était à partir de 22h que ça a commencé. Parce que les gars ils attendaient quand on va commencer l’appel [des retenus], quand on a annoncé l’appel, à la fermeture des zones, les gars ils ont escaladé [les bâtiments] juste pour des réclamations et tout, que on doit nous traiter comme… normal et tout donc…

Après ils sont venus les CRS avec les gaz lacrymogènes. Sans vous mentir c’était… on se croirait en Irak ou… parce que ça allait de partout le gaz. Il y a eu des gens qui ont été blessés, qui n’étaient même pas, qui ne faisaient même pas des émeutes. 

Moi j’ai été asphyxié, j’ai été… je pouvais plus respirer. C’était la première fois que… que je sois gazé.  Et ce gaz il est vraiment violent parce que c’était des gaz des émeutes. Mais là, pour les utiliser contre nous c’était un peu… C’était trop violent. Il y a des gars qui ont reçu des caoutchoucs [des balles en caoutchoucs], qui les ont frappés. Des gens qui étaient même pas violents, ça les a frappés, ils ont été blessés… et tout.

Les CRS ils nous ont dit : « nous on s’amuse pas, si nous on vient là c’est pour… et si vous recommencez la prochaine fois, quand on vient on casse tout et on frappe tout le monde ».

Déjà ils ont frappé au moins quatre gars qui n’ont pas voulu sortir de la cellule. Les CRS les ont frappés et les gars ont voulu porter plainte pour abus parce que, eux, normalement ils savent qui sont les gens qui ont fait des émeutes. Il y a des caméras donc tous ceux qui sont montés les caméras peuvent les filmer. Mais eux, ils s’en sont pris à tout le monde et ils nous ont privés des visites le lendemain.

Ils nous ont privés de visite pendant 3 jours, chose qui n’est pas normale, déjà on mange pas bien, et la visite nous donne le moral quand quelqu’un, ta famille, vient te voir, ton frère, ta cousine, t’as été soutenu moralement. Mais quand t’as pas de visite pendant 3 jours et tout… Ils ont coupé la visite et on nous faisait rentrer plus tôt après les émeutes pendant 3 jours aussi et après les choses sont rentrées dans l’ordre. Ils ont pris certains commanditaires des émeutes et ils les ont changés de CRA.

——

 

Oui les visites… une fois j’ai pas aimé : une fois, ils ont fouillé ma compagne vraiment c’était… vous voyez nous sommes retenus mais nous ne sommes pas en détention. La détention, la fouille, ça c’est… au moins… 

Mais la façon dont on l’avait fouillée ce jour, j’ai dit… j’ai parlé avec le policier, j’ai dit « c’est pas normal, c’est pas normal d’enlever jusqu’à ses chaussures ».

J’ai dit ça c’est pas normal, normalement la fouille c’est la palpation et ça dépend de l’individu aussi parfois qui est devant vous. Moi je fume pas, donc je ne sais pas pourquoi et non seulement j’ai un profil tout le monde connaît, j’étais calme, j’ai pas eu de rapport [disciplinaire], je n’ai jamais eu un rapport mais la façon dont elle avait été fouillée ce jour c’était …

Le rapport [disciplinaire] : on fait le rapport sur toi quand peut être t’es rebelle avec la police, quand tu es têtu, quand tu réclames beaucoup… on fait des rapports sur toi. 

Bon il y avait aussi certains gens, certains co-retenus qui parfois – moi je les comprenais – parfois il y avait la police qui a tort et parfois il y a aussi nos co-retenus qui ont tort, qui sont agressifs, mais moi je comprends l’agressivité aussi vient du fait d’être retenu et traité parfois… donc après il y a aussi certains qui sont pas gentils, qui provoquent.

J’ai assisté à des moments qui m’ont marqué où la police est venue faire des interventions pour attraper quelqu’un qui veut pas aller au tribunal, ou quelqu’un qui a un briquet.

Avant que je ne sorte, y’a un gars qui a été blessé par un policier qui l’a pris avec une prise, et cette prise est interdite, elle est a été interdite par la police mais ils ont exercé cette prise sur lui à cause du briquet. Et ils l’ont fendu, ils l’ont mis au sol, le gars il a saigné, il est passé à l’hôpital, on l’a cousu.

Il y a eu… J’ai assisté à beaucoup d’interventions, beaucoup de bagarres et après quand ça va en bagarre, même parfois entre nous les retenus, il y a des bagarres, et quand il y a des bagarres comme ça et il y a des rapports après. Surtout quand il y a coups et blessures, on te fait un rapport.

Oui, oui on est menacé avec ça ! Ils écrivent à la préfecture, ils écrivent au juge.

Il y a aussi le greffe qui, je sais pas … Ils sont aussi agressifs avec nous.

Bon, le greffe c’est eux qui ont… tout ce qui est paperasse ça passe par le greffe. Par exemple, si tu vas passer au tribunal, c’est le greffe qui t’informe, tu dois signer., c’est eux qui te donnent la convocation du truc. Si t’as un vol c’est eux qui le mettent, c’est eux qui te donnent les dates. Et si il faut signer un test PCR, c’est au greffe et le greffe aussi. Eux ils nous menacent.

Parce que moi je pense que si on nous a demandé de signer, si tu veux pas signer tu dois pas signer. Lui il n’a rien à te dire, mais quand tu veux pas signer parfois, on dirait il se fâche et il t’avance des mots que normalement tu dois partir tu… ils n’ont jamais été gentils en tout cas.

La dernière fois, je voulais écrire pourquoi je ne fais pas le test [PCR]. Le monsieur du greffe qui était chargé de le faire, il ne voulait pas me laisser écrire. Je dis « mais pourquoi tu me laisses pas écrire ? Je suis libre d’écrire ».

Il me dit « en tout cas ça sert à rien, tu écris ou tu n’écris pas ça ne sert à rien, et sache que si tu ne le fais pas, si tu signes pas, si tu n’écris pas, sache que tu vas aller en prison ».

Et lui il me force de signer, je lui dis « Tu me donnes mes droits et si je dis non… tu as dit j’ai le droit de dire non, de refuser mais pourquoi quand je refuse tu t’opposes ? Tu veux t’opposer ? Laisse-moi voir ça avec le juge. Toi tu me laisses, si je veux refuser de signer, je signe pas ». Et il m’a pas laissé écrire et pourtant j’ai le droit d’écrire parce que mon avocat m’a dit que j’ai le droit d’écrire ce que je veux. Mais lui, le greffe, il ne m’a pas laissé.

Tout à l’heure il a dit il y a certains policiers… on dirait qu’il y a un groupe de policiers, qu’on envoie spécialement pour ça. Pour convaincre quelqu’un d’accepter de partir. Parce c’est inadmissible, ils viennent et se familiarisent avec vous, ils viennent chaque fois à la cour pour causer avec vous, ils disent « t’es là 3 mois, tu vas faire 3 mois c’est trop, et peut être ils vont te rajouter 3 mois, et attention…moi à ta place je pars, il faut rentrer ».

Je lui dit « mais écoute moi je vais rentrer ? moi j’ai 2 enfants ici, pour ne pas dire 3 ». J’ai mes enfants, parfois je dis 2 parfois je dis 3… J’ai 3 enfants.

« Moi je vais partir et laisser mes enfants seuls, toi tu te mets un peu à ma place ? Est-ce que tu vas partir et laisser tes enfants ? »

Il dit « non il faut, il faut partir, c’est mieux de partir, c’est… et après tu peux revenir si tu vois et tout ». On lui dit « mais c’est – déjà pour revenir c’est pas facile, pour obtenir un visa pour venir en France c’est pas facile ».

Déjà moi en venant j’ai pris – j’ai emprunté des moyens vraiment très délicats, je suis passé par la Méditerranée, j’ai risqué ma vie et je pouvais périr et tout. Dieu merci j’ai pu traverser et toi tu me demandes de partir et laisser ma famille.

Il me dit en tout cas « moi c’est le conseil que moi je peux te donner ». Il y a beaucoup, il y a eu 2 policiers qui m’ont dit ça et moi j’ai arrêté de leur parler parce que j’ai vu que c’est pas… ça ne sert à rien, ça sert à rien de parler avec eux.

Par contre il y a certains qui sont sincères et qui te disent « attention Alain t’es un bon garçon et tout, je te conseille si tu veux pas partir, il faut pas faire le test [PCR], parce que si tu fais le test tu vas partir. Une fois que t’as fait le test, tu vas partir. Donc si tu veux pas.. normalement c’est secret, j’ai pas le droit je te dis parce que c’est professionnel, mais je te dis parce que t’es un bon gars. Si tu veux pas vraiment partir chez toi, et vu que t’as des enfants normalement tu dois pas partir, ne fais pas le test ».

——

 

Au CRA une journée, forcément, ça ne va pas être comme en liberté. En liberté tu as tous tes droits, tu peux aller où tu veux et tu peux faire ce que tu veux.

Mais au CRA c’est pas ça, au CRA les caméras sont braquées sur toi. Si tu veux aller aux toilettes tu ne peux pas te permettre d’être en bermuda parce que t’es toujours stressé, les caméras sont un peu partout. 

Et en plus t’es enfermé, il faut demander la permission pour aller n’importe où, si tu veux aller à l’infirmerie il faut demander la permission, si tu veux aller prendre un café, il faut demander la permission pour ton tour, donc c’est très différent de la liberté.

Là-bas c’est … c’est… tu passes toute ta journée à marcher, te coucher, lire… c’est difficile, c’est difficile parce que tu sens que t’es pas libre. Je pense que – pour moi le CRA c’est la prison, c’est la conclusion que moi je peux dire.

Le CRA c’est la prison parce que t’es pas différent d’un prisonnier. Des policiers qui vous entourent, qui sont là, même quand tu manges, déjà, ils sont là, les policiers sont là quand tu manges. Tu manges, ils sont en train de te regarder…

Même ma conjointe parfois elle me demande, elle me demande souvent c’était comment et tout c’était… parfois elle me regarde elle me dit « est ce que ça t’arrive de penser quand tu étais là-bas et tout ? »… je dis oui ça m’arrive mais c’est pas le souvenir que je préfère garder.

Déjà quand je suis sorti, ceux que j’ai laissé derrière moi… jusqu’à présent, je les appelle pour les soutenir moralement. 

Si j’ai une carte, une recharge que je peux envoyer à quelqu’un pour qu’il puisse appeler sa famille, je l’envoie. Et j’essaye de les encourager de tenir bon, c’est pas facile c’est pas facile au CRA franchement.

Le mot le CRA c’est « CRAque ».

Auteur: Admin_Ile_de_France

Partager sur Facebook Partager sur Twitter
À partager
Petit guide – La fabrique des sans-papiers
Septième titre de la collection Petit guide, Refuser la fabrique des sans-papiers éclaire les pratiques de l’administration française quant à la délivrance de titres de séjour ainsi que leurs impacts sur le quotidien des personnes étrangères.
Acheter militant
Faites passer le message avec ce t-shirt « Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre » !
Retrouvez tous nos produits militants, faites plaisir à vos proches tout en contribuant au financement de nos actions sur le terrain.