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Communiqué de presse du Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux
Communiqué de presse
Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux
26 novembre 2012
Le FTDES reçoit depuis jeudi dernier, 22 novembre 2012, des appels des réfugiés du camp de Choucha. Ce jour, une distribution de nourriture a eu lieu, des cartons de nourriture ont été distribués, mais pas à tous. Les réfugiés non-reconnus ont été exclus de la distribution, ainsi que certains réfugiés reconnus, dont au moins un mineur. Ces derniers se trouvent dans une situation absurde et contradictoire. Ils n’ont ni le droit de quitter le camp, ni le droit de travailler en Tunisie. Ils se trouvent néanmoins dans l’obligation de se rendre à Ben Guerdane pour y travailler afin de survivre. Cela alors même que l’on compte, parmi les personnes qui n’ont pas reçu de nourriture, des personnes vulnérables telles que des enfants et des femmes enceintes.
De plus, la fermeture progressive des services du camp fait courir aux réfugiés de nombreux risques. Le 11 novembre un incendie a éclaté dans le camp, faisant deux blessés du fait que la nourriture se cuisine désormais au gaz, à proximité des tentes qui peuvent prendre feu facilement.
L’ensemble de ces circonstances humanitaires dramatiques ne sont que révélatrices d’un problème qui reste principalement politique. Les réfugiés, reconnus ou non reconnus qui se trouvent au camp de Choucha ont besoin d’une protection internationale. Ils ont tous fui la même guerre en Libye, pays dans lequel ils ne peuvent retourner qu’au risque de leur vie ou de se faire arbitrairement enfermer et exploiter par des milices1. La seule solution réside donc dans le ré-examen des demandes d’asiles rejetées et dans l’ouverture par le HCR d’un nouveau programme de réinstallation pour les réfugiés qui se trouvent encore en Tunisie, afin qu’ils puissent partir pour des pays qui leur accordent le statut de réfugié. Le refus du HCR de prendre une telle décision vise à faire prendre par la Tunisie la responsabilité de ces réfugiés, alors même qu’ils ne souhaitent pas rester dans ce pays. Les réfugiés se retrouvent donc à payer le prix d’un rejet de responsabilités entre la Tunisie et le HCR, jusqu’à quand ?
Le Président du FTDES
Abderrahmane Hedhili
Auteur: Service communication
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