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La Cimade descend dans la rue pour ses 80 ans

16 novembre 2019

Pour les 80 ans de la Cimade, les militants d’Aix et de Marseille sont descendus dans la rue, comme dans 25 autres villes de France. Ils ont rendu un hommage public aux personnes venues d’ailleurs qui ont contribué au rayonnement intellectuel, culturel et économique de la France. Sept rues du centre ville ont été rebaptisées de leur nom.

La Cimade rebaptise la rue Paradis et lui donne le nom de Joséphine Baker

Dans les rues de Marseille, la Cimade en gilets rouges

Une petite foule de cimadien.nes s’est rassemblée ce 15 novembre, vers midi, devant l’église Saint Ferréol, pour réaffirmer son soutien aux personnes étrangères par une action de rue spectaculaire dans le centre ville.

Sept plaques de rue ont été symboliquement rebaptisées, au signal d’une sirène, et avec l’appui d’un hommage porté au mégaphone : les noms collés sur des plaques alternatives sont ceux de personnes venues de l’étranger, devenues symboles du rayonnement de notre pays.

 

Ainsi au Vieux Port, la rue de la République porte aujourd’hui une plaque au nom des Tirailleurs Sénégalais, Africains de l’armée française, tués et blessés en nombre. L’esplanade du Vieux Port arbore le nom du Groupe Manouchian, résistants assassinés par les nazis.

Plus loin, sur le cours d’Estienne d’Orves, Wilhelm Apollinaris de Kostrowistzky (Guillaume Appolinaire) poète engagé volontaire dans la Première guerre mondiale est à l’honneur.

Puis Joséphine Baker (Freda Josefina McDonald), chanteuse, danseuse, actrice résistante et engagée contre le racisme.  Rue Saint-Ferréol,  c’est le tour des Chibanis et Chibania, travailleurs et travailleuses du Maghreb venus en France, retraités aux pensions minuscules.

Enfin, Place Castellane, c’est le nom de Rachid Taha, chanteur mondialement connu, arrivé en France à l’âge de 10 ans et y ayant vécu jusqu’à sa mort.

Voir la vidéo : Rachid Taha Place Castellane

A Toulon aussi

 

Venus d’ailleurs, ils sont d’ici

Ces personnes auraient-elles pu rester en France à l’heure des politiques répressives mises en œuvre par Emmanuel Macron et son Gouvernement ?

Après avoir dormi sous des tentes porte de La Chapelle, ils et elles auraient peut-être été déboutées de leur demande, considérées comme des fraudeuses, enfermées et expulsées du territoire avec une interdiction de revenir en France et en Europe de 5 ans.

Il est grand temps de changer de regard sur les personnes étrangères !

 

Auteur: Région Sud-Est

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