Appel à mobilisation – Journée internationale du droits des femmes
Rv à 14h devant le Jaurès Café - 1 Av. Jean Jaurès, 75019 Paris La Cimade Ile-de-France se ...
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, La Cimade alerte sur une réalité trop souvent passée sous silence : les droits des femmes migrantes sont quotidiennement bafoués.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, La Cimade alerte sur une réalité trop souvent passée sous silence : les droits des femmes migrantes sont quotidiennement bafoués.
Alors que les femmes représentent près de la moitié des personnes migrantes dans le monde, elles restent peu visibles et ont trop rarement la parole. En France comme en Europe, elles subissent un cumul de discriminations : racistes et xénophobes en tant qu’étrangères, sexistes en tant que femmes, mais aussi spécifiques à leur situation de femmes étrangères, à l’intersection de ces rapports de domination.
Précarité administrative, difficultés d’accès au logement, à l’emploi, à la santé, exposition accrue aux violences, dépendance liée au titre de séjour : pour beaucoup, les droits proclamés restent théoriques. En France, le statut administratif conditionne encore l’accès à des droits fondamentaux.
Dans une semaine auront lieu les élections municipales. Les communes sont en première ligne : accès aux services publics locaux, hébergement d’urgence, scolarisation des enfants, action sociale, prévention des violences, vie associative. Les choix municipaux ont des conséquences directes sur la vie des femmes migrantes.
Quelles garanties concrètes pour l’accès effectif aux droits, sans discrimination liée à la nationalité ou au statut administratif ? Quels moyens pour protéger les femmes migrantes victimes de violences ? Quelle politique municipale pour favoriser l’autonomie, l’accès à l’information, l’accompagnement social et juridique ?
Selon Violaine Husson, directrice des pôles thématiques de La Cimade, les femmes migrantes vivent, travaillent, participent à la richesse sociale et économique de nos villes. « Beaucoup des femmes sont exclues du débat démocratique et privées de la possibilité même de voter. Cela impose une responsabilité accrue aux élu·es locaux : gouverner pour toutes, sans exception », souligne Violaine Husson.
À quelques jours du scrutin, La Cimade affirme que la dignité et les droits des femmes migrantes ne sont pas des variables d’ajustement électoral. Ils constituent un test démocratique. Ignorer ou restreindre ces droits ne fragilise pas seulement les femmes concernées : cela nourrit le terrain de la division et favorise la montée des extrêmes. Une ville qui protège les plus vulnérables et garantit l’égalité pour toutes est une ville plus juste, plus solidaire et plus résiliente face aux idéologies d’exclusion.
En cette journée, les équipes de la Cimade se mobilisent. Ce 8 mars ne doit pas être une journée de déclarations symboliques. Il doit marquer un engagement clair : faire des droits des femmes migrantes une priorité politique locale, immédiate et mesurable. Sans relâche, nous nous battrons, ensemble, pour que chaque personne, d’où qu’elle vienne, puisse espérer jouir de ses droits, vivre dignement et sereinement en France.
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Auteur: Service communication
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