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12 propositions pour sortir de la logique de contrôle, de sanction, d’enfermement et d’expulsion des personnes étrangères

15 janvier 2026

La Cimade constate que, depuis des décennies et partout dans le monde, les États mettent toute leur énergie à tenir à distance les personnes migrantes. A mesure que les persécutions, la violence des conflits et les dérèglements climatiques ou économiques s’aggravent, les politiques d’endiguement, d’enfermement et d’expulsion ne cesse de toujours plus se développer, en France, en Europe et au-delà. Par ces propositions, La Cimade veut éclairer le débat et appeler à un changement de paradigme, pour mettre l’accueil au centre des politiques migratoires.

La politique d’immigration repose sur l’obsession de la maîtrise des ‘flux migratoires. Pour accréditer la thèse qu’il faut restreindre par tous les moyens l’immigration, les choix des décideur·e·s politiques s’appuient majoritairement sur des justifications stéréotypées, souvent discriminatoires, parfois racistes. Les raisons varient : situation de l’emploi, montée du chômage et des déficits sociaux, difficultés d’intégration des arrivant·e·s, xénophobie réelle ou supposée de l’opinion, mise en danger de la sécurité de la société, etc. La répression de l’immigration sert avant tout à offrir une réponse populiste permettant de masquer les carences d’autres politiques qui pourraient réellement répondre à ces difficultés.

La France est le pays européen qui prononce le plus de décisions d’expulsions, plus de 120 000 par an, mais chaque année, 15 000 personnes environ sont renvoyées de force depuis l’Hexagone vers des pays hors de l’Union européenne, et environ 20 000 depuis les Outre-mer. Sous l’impulsion et avec l’aval des gouvernements successifs, l’administration n’hésite en effet pas à prendre des mesures illégales (c’est-à-dire des mesures visant des personnes protégées, des refus d’enregistrer des demandes d’asile ou des demandes de titre de séjour, etc.), à ne pas respecter les décisions de justice qui ne vont pas dans son sens, à séparer des familles, à piétiner les droits fondamentaux les plus élémentaires des personnes étrangères. Et ce même si ces dernières sont mineures (aucun·e mineur·e ne devrait jamais être enfermé·e), malades, en souffrance psychologique, demandeuses d’asile ou dans d’autres situations de vulnérabilité.

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Auteur: Service communication

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