TRIBUNE Dix ans après l’appel de Calais, êtes-vous toujours là ? Eux, oui
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La Cimade en appelle au gouvernement français pour qu’il renoue avec la tradition d’accueil des réfugiés qui fait l’honneur de notre pays. Ce que nous avons su faire en 1973, nous pouvons le faire en 2013.
Il y a quarante ans au Chili, Salvador Allende était renversé par le général Augusto Pinochet. La dictature militaire organise alors une répression sanglante des opposants politiques. Disparitions, tortures, violences, exactions affectent durablement le pays.
Dès les premières semaines qui suivirent le 11 septembre 1973, la France donnait son accord pour accueillir des réfugiés chiliens. De novembre 1973 à novembre 1974, des vols sont organisés par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et le Comité inter gouvernemental pour les migrations européennes (CIME) pour conduire les exilés chiliens et latino-américains en France.
Dès 1974, La Cimade accueille des centaines de réfugiés chiliens dans son Foyer international de Massy. Elle assure, pour des milliers d’entre eux, un accompagnement individuel et obtient, avec d’autres associations, une prise en charge par l’État. De plus, elle assure un rôle de plateforme de solidarité avec les familles de prisonniers et les organisations de défense des droits de l’Homme dans les pays d’origine. La Cimade contribue au mouvement de solidarité qui s’est développé en France.
Face à cette situation exceptionnelle, la France et sa population ont su ouvrir leurs portes, sans aucune réserve, avec générosité et solidarité.
Aujourd’hui, une autre situation exceptionnelle interpelle notre pays : celle des réfugiés syriens. Depuis deux ans, le peuple syrien est victime d’un conflit d’une violence extrême.
L’Union Européenne (UE) a été sollicitée par le HCR pour contribuer à l’accueil des réfugiés. La France n’a toujours pas manifesté sa solidarité. Pire encore, elle a instauré des visas de transit pour les réfugiés syriens souhaitant se rendre dans un autre État de l’UE : une entrave sérieuse à leurs possibilités de protection.
La Cimade en appelle au gouvernement français pour qu’il renoue avec la tradition d’accueil des réfugiés qui fait l’honneur de notre pays. Ce que nous avons su faire en 1973, nous pouvons le faire en 2013.
Auteur: Service communication
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