Droit d’asile : quelle adaptation du pacte européen en France?
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Suite aux violences extrêmes survenues au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, après trois premiers jours de retrait des équipes, des réunions de crise avec le ministère et la police, La Cimade ne peut pas poursuivre son intervention dans le centre et ce pour une durée encore indéterminée.
Jeudi 11 juillet, après trois tentatives de suicides, une personne qui menace de se pendre aux barbelés, l’isolement disciplinaire en cellule pour réprimer une grève de la faim et d’autres violences, les salarié·e·s de La Cimade n’étaient plus en mesure d’exercer leur mission d’accompagnement juridique des personnes enfermées au CRA du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). La Cimade avait donc pris la décision de retirer ses équipes de ce lieu d’enfermement pour une première durée de trois jours.
Cette semaine, après une réunion de crise au ministère de l’intérieur, puis une rencontre avec la police aux frontières dans le CRA du Mesnil-Amelot, les conditions ne sont toujours pas réunies pour que la mission des équipes de La Cimade puisse s’exercer dans de bonnes conditions.
La politique menée par le gouvernement et surtout l’enfermement sans discernement de personnes qui n’ont rien à faire en rétention ou de personnes souffrant de graves troubles psychiatriques entraîne des violences inédites que le ministère de l’intérieur ne prend pas en considération.
Les réponses de Christophe Castaner à la lettre envoyée par La Cimade et 21 autres associations sont laconiques. Et surtout, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux qui se jouent dans ces lieux de privation de liberté. Le ministre ne répond pas sur les pratiques illégales des préfectures qui s’accélèrent, élude la question de l’enfermement des enfants, mais reconnait les lacunes de « la prise en charge psychologique des personnes retenues » sans aucune proposition concrète.
La Cimade condamne la politique migratoire répressive, conséquence des pratiques et des lois adoptées depuis des années, mais que la loi Asile et Immigration souhaitée au plus haut sommet de l’État et votée en août 2018 a fortement durci. L’allongement de la durée de la rétention pouvant atteindre désormais 90 jours ainsi que la pression mise par le ministre de l’intérieur sur les préfectures pour « faire du chiffre » sont aussi responsables des violences inédites rencontrées par les équipes de La Cimade en rétention.
La défense des droits des personnes enfermées en rétention reste, dans ce contexte de crise, une priorité pour La Cimade.
Auteur: Service communication
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