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Parmi les nombreux marchés développés pour répondre aux programmes politiques d’endiguement des mouvements migratoires, l’enfermement des populations migrantes aux frontières et sur le territoire de l’UE occupe une place considérable.
Migreurop
Les années 2000 – à la faveur notamment du contexte provoqué par les attentats du 11 septembre 2001 – ont vu se développer au sein de l’Union européenne un véritable « marché de la sécurité migratoire », fruit de la convergence des intérêts des dirigeants politiques européens qui cherchent à militariser les frontières et de ceux des principaux professionnels de la défense et de la sécurité. Au sein de ce marché, l’enfermement des populations migrantes occupe une place croissante. En présentant, à travers l’analyse des pratiques dans plusieurs pays européens (Royaume-Uni, France, Italie), les diverses facettes de la privatisation de la détention des étrangers dans l’UE, cette étude décrypte les enjeux de cette « sous-traitance », tant du point de vue des conditions de vie et du traitement des personnes migrantes enfermées que sur le plan des conséquences symboliques et politiques de ces choix.
La détention des migrants dans l’Union européenne : un business florissant – Sous-traitance et privatisation de l’enfermement des étrangers, une étude réalisée par Lydie Arbogast pour Migreurop avec le soutien de la Rosa Luxemburg Stiftung (bureau de Bruxelles)
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