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Après les CAO, le gouvernement mobilise les CRA pour éloigner les exilés de Calais

27 octobre 2016

Ces personnes en quête de protection ou en route vers le Royaume-Uni risquent de commencer à se disperser sur le littoral Nord et à Paris, dans les campements encore plus précaires que le bidonville de Calais. Il est pourtant nécessaire de les accompagner et de leur proposer un hébergement digne, le recours à l’enfermement comme alternative à la mise à l’abri en CAO ne peut pas être une réponse. La Cimade demande la libération immédiate de toutes les personnes exilées de Calais enfermées en centre de rétention.

Alors que l’opération « humanitaire » menée par le gouvernement à Calais touche à sa fin, l’État commence désormais à enfermer les personnes exilées dans des centres de rétention administratives (CRA). Cette opération policière concerne les personnes qui n’ont pas souhaité bénéficier de la mise à l’abri dans les centres d’accueil et d’orientation (CAO). Elles sont pour l’instant enfermées dans les CRA de Coquelles, de Paris-Vincennes, du Mesnil-Amelot et de Metz.

La Cimade avait déjà alerté sur la mobilisation massive du dispositif rétention. Trois CRA, jusque-là fermés, ont rouvert leurs portes (Hendaye, Strasbourg et Plaisir), le CRA de Coquelle a augmenté sa capacité et les autres CRA se sont préparés à enfermer les personnes en provenance de Calais.

Entre le 24 et le 27 octobre, ce sont déjà 90 personnes exilées en provenance de Calais qui ont été privées de liberté en rétention. Parmi elles, on retrouve les mêmes nationalités, les mêmes parcours et les mêmes craintes en cas de retour que pour celles qui ont choisi d’aller dans les CAO. 25 Soudanais, 18 Afghans, 7 Érythréens, 4 Syriens, 3 Iraquiens, autant de personnes que la France ne peut pas expulser dans des pays en guerre ou dans lesquels les violences sont généralisées.

L’an passé, la même opération avait conduit à l’enfermement puis à la libération de 95% des 1200 personnes concernées. Les CRA et la violence de cet enfermement ne doivent pas servir à éloigner les exilés de la ville de Calais.

Ces personnes en quête de protection ou en route vers le Royaume-Uni risquent de commencer à se disperser sur le littoral Nord et à Paris, dans les campements encore plus précaires que le bidonville de Calais. Il est pourtant nécessaire de les accompagner et de leur proposer un hébergement digne, le recours à l’enfermement comme alternative à la mise à l’abri en CAO ne peut pas être une réponse.

La Cimade demande la libération immédiate de toutes les personnes exilées de Calais enfermées en centre de rétention.

 

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