« Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre » : au cœur du débat sur le centre de rétention à Longvic
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Les femmes migrantes sont de plus en plus nombreuses à quitter leur terre, par volonté d’émancipation, par souhait de ne plus soustraire aux contraintes familiales, pour fuir des rites dégradants, par désir, envie de pouvoir faire des études et imaginer une autre vie.
Les femmes migrantes sont de plus en plus nombreuses à quitter leur terre, par volonté d’émancipation, par souhait de ne plus soustraire aux contraintes familiales, pour fuir des rites dégradants, par désir, envie de pouvoir faire des études et imaginer une autre vie.
On les dit dominées, soumises à des traditions d’un autre temps et sans diplôme, on les dit « femme de » ou « épouse de » pour les réduire à un statut le plus souvent erroné.
Dans les faits beaucoup viennent seules. Elles accomplissent un parcours dangereux, se retrouvent le plus souvent sur notre sol sans titre de séjour. Les plus diplômées et les demandeuses d’asile peuvent aspirer à un statut légal. Mais la survie est éprouvante en attendant une régularisation par le travail sans pouvoir choisir ni métiers, ni horaires. Elles sont nombreuses à choisir la voie du travail clandestin au risque de ne pas être payées, d’être malmenées, maltraitées.
Parce qu’elles sont femmes, lorsqu’elles peuvent se mettre en démarche de recherche d’emploi, elles se heurtent à des discriminations liées au genre. Elles occupent souvent des emplois à temps partiels et en horaires décalés où les contacts humains sont rares.
Isolées, elles sont peu informées de leurs droits et ont donc des difficultés à les faire valoir.
La Cimade accompagne ces femmes dans leurs démarches juridiques, administratives et dans le cadre de procédures liées au divorce. Elle les oriente vers un suivi médical et social.
La Cimade a été longuement auditionnée dans le cadre des débats qui ont animé la proposition de loi contre le système prostitutionnel, la réforme du droit d’asile, et la nouvelle loi relative au droit au séjour des étrangers en France. Grâce à ce travail, les persécutions liées au genre devraient être prises en considération dans les demandes de protection.
Parallèlement La Cimade participe à des collectifs comme Actions et droits des femmes migrantes et exilées (ADFEM) pour échanger sur l’actualité juridique ou encore le collectif Ensemble contre la traite des êtres humains. Elle développe des partenariats avec des associations espagnoles et italiennes pour accompagner les victimes de violences au sein du couple. La Cimade a créé des espaces et des lieux d’échanges où les femmes, ensemble, mettent en place des activités communes.
Photographies : © Vali Faucheux, permanence de La Cimade à Nevers, juillet 2015.
Auteur: Service communication
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